
Le 23 décembre dernier, le TFC s'inclinait deux buts à un face au rival Bordelais. À la trêve, les Violets sont englués à une bien pauvre 15ème place. Un classement à l'image de leur première moitié de saison. Sans parler de l'élimination en Coupe d'Europe. Pour le staff comme pour les supporters, hors de question de continuer comme ça, il faut que ça change ...
Un messie nommé Kazim
Un Gignac plus aussi prolifique que la saison passée, un Braaten en dent de scie, ... L'apport offensif se faisait attendre. Arrivé tout droit de Fenerbahçe le 20 janvier dernier (prêt de six mois avec option d'achat), Colin Kazim Richard fait vite parler de lui. Malgré son indiscipline dans la ville Turque - qui serait à l'origine de son départ -, la presse reconnaît le talent de cet anglais d'origine. Pour le TFC, peut importe son comportement dans son ancien club. Sa polyvalence est le rouage qu'il manque à l'engrenage Toulousain. Et le staff a bien l'intention de relancer la machine.
Des premiers pas convaincants ...
Comme si son seul transfert suffisait à redonner des couleurs aux Violets, le mois de janvier se termine aussi bien qu'il a commencé. Face à Guingamp en Coupe de la Ligue, Kazim est impressionnant. Coup de grâce à l'occasion de la 22ème journée : la recrue remplace Braaten à l'heure de jeu face au Mans. 25 minutes plus tard, il inscrit le 3ème but Toulousain et finit d'enterrer les Sarthois. Ses facultés ne sont plus à prouver. Son entente avec Gignac non plus.
... avant d'être kazim-ent invisible.
L'euphorie des premiers passements de jambes ne durera pas. En alternant sur le couloir droit avec Daniel Braaten, la concurrence ne fait pas de mal à ce dernier qui retrouve ses vertus d'antan. Kazim, quant à lui, s'est peut-être trop reposé sur ses acquis. Au fil des semaines, sa mobilité, sa technique et sa faculté à se projeter vers l'avant ne sont plus aussi remarquées qu'à ses débuts. Le Turc multiplie les mauvaises performances et les louanges dont il bénéficiait début janvier sont remises en cause.
A l'attaque !
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Entre un Gignac blessé et un Kazim pas si convaincant sur l'aile droite, c'est l'occasion pour Casanova de tester la polyvalence de son turc en le plaçant à la pointe de l'attaque. Malgré les espérances, l'essai n'est pas concluant. Certes, sa détermination et sa motivation sont toujours intactes. Mais pour l'heure, le TFC est toujours 11ème ...
V. D.